L’ Autriche, suite et fin

Cet article ne sera pas celui avec les photos les plus ensoleillées, quoique, nous avons eu quelques jours de répit à Hallstatt. La pluie nous a tenu compagnie pendant la quasi totalité de notre séjour en Autriche. Nous avons donc visité Salzbourg sous la grisaille, mais ça ne nous a pas empêché d’apprécier cette ville.

Nous avons commencé la découverte de Salzbourg par le DomQuartier et avons eu la chance d’assister à un concert d’Orgue depuis le balcon de la cathédrale Saint-Rupert, c’était vraiment sublime. Nous sommes ensuite allés dans la maison natale de Mozart et ça a beaucoup intéressé Callie. Le château de Mirabelle était également très beau, surtout ses jardins, mais à Salzbourg, c’est la ville entière qu’il faut visiter, c’est un musée à elle seule. Des petites ruelles colorées, des arches, des passages secrets avec un tas de cours intérieures, toutes décorées. Les magasins sont tous plus beaux les uns que les autres. Ceux spécialisés dans les décos de Noël sont vraiment à voir ! Et petit coup de cœur pour le magasin de fromage où l’on peut déguster absolument tous les produits !

Quand le soleil a décidé de refaire son apparition, nous nous sommes précipité à Hallstatt, la ville que j’avais le plus hâte de découvrir en Autriche. Honnêtement, c’était encore plus beau en vrai qu’en photo. Un havre de paix. Sans mentir c’est le plus bel endroit que j’ai pu voir dans ce pays. Là bas il y a de nombreux parkings, et même certains dédiés aux camping-cars. J’ai trouvé ça bizarre parce que l’Autriche n’est pas le pays le plus accueillant selon moi. J’ai pensé que le village devait être très touristique, et à y regarder de plus près, il y avait des barrières devant les jardins des locaux, des affiches faites maison qui disaient « drones interdits » et il y avait des chaînes à certains endroits pour ne pas piétiner l’herbe des maisons, comme si les habitants avaient subis l’impolitesse des touristes. Après notre visite, on nous a appris que ce village était celui qui avait inspiré Arendelle, le village du dessin animé « La reine des neiges ». Depuis, les touristes se ruent là bas et ils n’ont visiblement pas le respect nécessaire pour que les habitants d’Hallstatt soient tranquilles, c’est devenu l’enfer pour eux. L’envers du décor n’est donc pas super. Si vous visitez ce village, essayez d’y aller hors saison, on nous a dit que l’été c’était comme à Santorin, impossible de marcher dans la rue, les pauvres habitants…

A côté d’Hallstatt il y a Dachstein, c’est là que nous avons pris le téléphérique (deux téléphériques en fait) pour atteindre un point de vue incroyable, celui des « five fingers », une plateforme avec cinq passerelles, chacune différente de l’autre (l’une à un sol transparent, l’autre un cadre pour faire des photos, une autre encore a un trou au bout pour regarder le vide). Après la montée en téléphérique il faut encore marcher vingt minutes pour atteindre ces passerelles. Ce jour là il y avait énormément de vent, l’ascension n’a pas été des plus simples, on a donc fait quelques pauses pour admirer le paysage. Une fois arrivé aux cinq doigts on a savouré l’instant, profité de la vue et fait beaucoup (trop) de photos.

L’après midi nous sommes allés au Lac Gosausee. Je m’étais fait mal à la cuisse le matin et Callie venait d’être malade sur la route (elle n’a pas du tout aimé les virages de montagne) alors nous n’avons pas fait de randonnée autour du lac, on a juste admiré la beauté de l’endroit, le reflet des montagnes sur le lac, le calme, et on a profité du soleil aussi, parce qu’on savait que ça ne durerait pas.

Lors de notre ascension vers la passerelle des cinq doigts, nous avons croisé un groupe de camping-caristes. Cela faisait trente ans qu’ils voyageaient ainsi. On a écouté leurs histoires mais aussi leurs conseils. Le lendemain, nous avons donc roulé en direction de l’Abbaye de Melk, une merveille selon eux. Nous avons bien fait de les écouter, c’était magnifique ! Les photos sont interdites à l’intérieur de ce superbe lieu, mais je garde précieusement en mémoire les images de la bibliothèque et de l’église abbatiale, deux endroits presque trop beaux pour être vrais.

On a voulu finir notre séjour en Autriche en beauté en allant à Vienne. Malheureusement, je ne vais pas être dithyrambique à propos de cette ville… Je m’attendais à une ville grandiose, je voulais en prendre plein la vue, mais tout ce que j’ai ressentie c’est l’absence de charme et le manque d’âme de cette capitale. Attention, tout est vraiment beau là bas, les monuments sont grandioses, le musée de Sissi était vraiment bien, le château de Shonbrunn est évidemment magnifique aussi, mais il n’y a aucun lien entre tous ces lieux. A Vienne il n’y a pas de petites ruelles, pas de petits commerçants, c’est un ensemble de gros bâtiments, certes très beaux, mais sans vraiment de vie selon moi. Les amoureux de Vienne ne m’en voulez, ce n’est que mon avis personnel et je pense que je n’aurais pas eu le même avis sur la ville si je l’avais visité en première. Mais voilà, nous avions eu la chance de passer par Innsbruck, Salzbourg et Hallstatt avant, alors Vienne n’a pas fait le poids. Petite exception pour le quartier Hundertwasser qui lui est bien vivant !

Même si nous n’avons pas spécialement aimé la ville en elle même, nous avons quand même passé de très bons moments à Vienne, notamment au musée des enfants de Shonbrunn, à faire si vous y allez en famille ! L’église St Charles Borromée est à ne pas louper ! Un ascenseur vous emmène vers la coupole et un escalier vous fait grimper quasiment sur le toit de l’église pour vous offrir un joli panorama. Le château du Belvédère est aussi à faire, il y a le fameux tableau de Klimt là bas, « Le baiser », et les jardins sont vraiment beaux.

Notre traversée du pays s’est arrêtée ici. L’Autriche a été une belle découverte, mais nous n’avons pas eu autant d’étoiles dans les yeux qu’en Suisse. La vie est moins chère en Autriche, je dirais que les prix s’apparentent à ceux de la France, mais les lacs sont moins propres, les rues aussi, et les habitants sont moins chaleureux. La muselière est obligatoire pour les chiens dans tous les transports (métros, bus, téléphériques) et Heden n’en avait jamais porté avant. Nous respectons évidemment le fait qu’un chien doit porter une muselière parfois, pour la sécurité de tous, mais comme en France et en Suisse ce n’est pas le cas, nous n’étions pas habitués.

Pour résumé, l’ Autriche est un très beau pays que nous avons eu plaisir à visiter, mais je ne suis pas sûr que nous y retournerons un jour. Ces deux semaines resteront quand même un très bon souvenir !

L’ Autriche, ce pays coloré

Après avoir découvert des dizaines d’endroits magnifiques en Suisse, nous étions un peu tristes de quitter le pays, mais dès notre arrivée en Autriche, on a trouvé du positif. Essence moins chère, prix des activités moins élevés, paysage tout aussi beau que dans le pays précédent, même la vignette (pour les autoroutes) est moins chère qu’en Suisse, on a payé 28€ pour deux mois. On ne restera pas ici deux mois, mais les vignettes proposées sont valables une semaine, deux mois ou un an en fonction du prix.


Le premier jour on est passé sous un immense pont suspendu, on a vu des gens se balader dessus, on a évidemment eu envie d’y aller. On a suivi les panneaux et on s’est retrouvé au château-fort d’Ehrenberg qui rejoint le Fort Claudia grâce à la Highline 179, le fameux pont suspendu sous lequel on est passé. C’était spectaculaire. Comme d’habitude, Callie n’a pas eu peur, elle courrait dessus, sautait même et faisait tanguer le pont alors qu’il bougeait déjà bien assez selon son père et moi. Heden lui n’a pas du tout aimé, Thomas l’a porté tout le long.

Le lendemain nous sommes allés visiter Innsbruck. Très belle ville, pleine de couleurs et de détails, mais un peu difficile à photographier. Aucun recul, du monde partout, je n’ai même pas pu prendre de jolies photos du célèbre petit toit d’or (qui était quand même très beau à voir). Après avoir visité la ville nous avons pris trois téléphériques afin d’atteindre le sommet de la montagne Nordkette. Là-haut, une vue incroyable sur le massif de Karwendel ! L’occasion d’immortaliser la nouvelle tenue de Callie, une jolie robe traditionnelle tyrolienne pour laquelle elle a complètement craqué.

Le troisième jour nous sommes allés au musée du cristal Swarovski. Époustouflant ! L’entrée à elle seule est une attraction. Toutes les salles étaient magnifiques, ça brillait de partout, c’était vraiment grandiose. Je n’ai pas pu prendre beaucoup de photos, l’ambiance était souvent très sombre, mais si vous y allez un jour, pensez à moi dans la salle « Hollywood », ça a vraiment été ma préférée ! Les jardins étaient eux aussi très beaux ! Un superbe manège, de faux arbres en forme de nuages, une aire de jeux de quatre étages (pour les enfants ET les adultes), bref une journée qu’on a tous les trois vraiment apprécié.

Après ce superbe musée, retour dans la nature, nous avons pris la direction du glacier Eisriesenwelt à Werfen. Honnêtement quand j’ai lu les commentaires sur ce lieu sur internet j’ai eu un peu peur… Gros efforts physiques pour arriver aux grottes, prix élevé, zéro degrés et zéro lumière à l’intérieur, photos et vidéos interdites, ça m’a un peu refroidit mais j’aime avoir mon propre avis et cet endroit m’attirait beaucoup.

Le quatrième jour nous partons donc en direction des grottes, sauf que le parking était interdit aux camping-cars… Nous avons loupé les deux premières navettes car nous n’avions pas d’argent liquide et qu’aucun distributeur automatique aux alentours ne fonctionnait, nos billets achetés la veille sur internet n’étaient donc plus valables car nous sommes arrivés en retard. Heureusement, hors saison les billets peuvent être changés, mais attention si vous y allez en pleine saison !

Vingt minutes de marches (uniquement en montée), un téléphérique qui monte pendant trois minutes, encore vingt minutes de marche (en montée toujours, sinon ce n’est pas drôle), on dépasse des gens essoufflés, fatigués qui s’arrêtent sur le côté. On y est presque, l’entrée des grottes est devant nous. Il y a deux files d’attente, une en allemand, une en anglais, pas de français, pas grave, je traduirais tout à Callie.

Le guide arrive, on s’habille très chaudement avec les vêtements qu’on avait mis dans le sac, on nous donne des lampes à huile, la porte s’ouvre et on s’engouffre dans le noir et avec un vent incroyable dans ces fameuses grottes.

Une heure et quart et 1400 marches plus tard, on ressort de là les yeux plein d’étoiles. Qu’est ce que c’était beau ! C’était fou, les grottes en elles mêmes, la façon dont le guide nous racontait l’histoire du glacier, les formes que prenait la glace, le sol, le plafond, les murs, c’était fabuleux.

Les photos étant interdites, j’avais seulement une Gopro sur moi, au cas où, mais ce jour là on a exceptionnellement eu le droit de photographier les grottes. Je n’ai que quelques photos de mauvaise qualité à vous montrer, mais honnêtement je n’aurais jamais su retranscrire la magie des lieux avec mes clichés, allez-y, c’est tout ce que je peux vous conseiller.

Quatre jours en Autriche ont suffi à nous faire adorer de ce pays ! Il faut le dire, l’ambiance est quand même moins zen, moins apaisante qu’en Suisse, les villes et les lacs sont également moins propres, mais qu’est ce que c’est beau ! Hâte de vous raconter la suite de nos aventures autrichiennes.

Suisse, suite et fin

Nos deux semaines en Suisse se sont terminées aussi joliment qu’elles avaient débutées. Malheureusement, suite à une mauvaise manipulation j’ai perdu toutes nos photos de la jolie ville de Lucerne, une des villes que j’ai le plus aimé visiter… Vous n’aurez donc pas le droit aux photos sur le magnifique pont fleuri ni aux poses de Callie dans les très jolies ruelles, vous ne verrez pas l’intérieur de l’église Jésuite qui était vraiment impressionnante, ni les façades décorées des bâtiments. Il ne me reste que deux photos, celles que j’avais partagé sur les réseaux sociaux…

Cette ville mérite d’être visité, elle a une vraie histoire, on le sent dès qu’on y entre. Et peu importe où vous vous trouvez dans la ville, il y a quelque chose de beau à regarder. Un vrai coup de cœur.

Le lendemain, après m’être énervée pendant une bonne après midi sur mon ordinateur en essayant de récupérer les photos de Lucerne (heureusement c’était un jour de pluie, nous avions uniquement prévu d’aller faire quelques magasins ce jour là), nous avons repris le chemin des randonnées.

Nous sommes donc allés à Bürgenstock. Nous avons commencé à marcher au milieu des vaches sous un ciel brumeux, difficile de croire que quelques heures plus tard nous serions entrain de prendre un ascenseur panoramique qui nous conduirait vers un ciel beaucoup plus bleu. De là haut, la vue sur le lac des quatre cantons était époustouflante.

Lac des Quatres Cantons

Nous sommes allés visiter Zurich pour notre avant dernière journée dans ce pays. Cette ville a été notre seule déception. Je ne pense pas que soit la ville le problème, c’est plutôt nous. Nous sommes incompatibles avec ce genre d’endroit. Toutes ces personnes en costumes ou en robe de grande marque, uniquement des magasins de luxe, on ne se sentait pas du tout à l’aise et nous n’avons trouvé aucun charme aux petites places et aux ruelles, sûrement parce que nous n’étions pas dans notre élément. Nous avons vite quitté la ville et avons choisi de visiter le musée Lindt pour occuper notre après midi. On a passé un très bon moment là bas, même si nous avons mangé beaucoup trop de chocolat !

En bref, nous avons vraiment beaucoup apprécié notre passage en Suisse. Absolument tout ce qu’on a fait était gratuit pour Callie (excepté le musée des sciences Technorama, d’ailleurs si vous êtes vers Zurich, courrez-y !). Les enfants de moins de six ans (parfois même huit) n’ont rien a payé ici et c’est vraiment quelque chose qu’on a apprécié. Par contre il n’y a aucun menu enfant dans les restaurants, ou alors nous n’en avons pas trouvé.

Concernant les prix un peu fous (pour nous les français) en Suisse, nous avons eu la chance dès le premier jour d’être bien conseillé par une serveuse de Genève. Elle nous a dit que lorsque nous allions payer par carte bancaire on nous proposerait toujours de payer en Francs Suisse ou en Euro, selon elle il fallait toujours choisir de payer en Francs Suisse parce que si l’on payait en Euro on se faisait arnaquer. On l’a écouté bien sûr mais on a voulu vérifier. Pour monter en télécabine en haut d’une montagne on nous demandait de payer 128 Francs Suisse ou bien 140 Euros (il y a toujours les deux choix sur le terminal), nous avons donc choisi de payer les 128 Francs Suisse et quelques jours plus tard 133,35 Euros ont été prélevés sur notre compte. Verdict, suivez les conseils de cette dame.

Nous en tout cas on a suivi tous leurs conseils. Les Suisses ont été très gentils avec nous, dans chaque ville, même quand on ne comprenait pas du tout ce qu’ils disaient, ils parlent tellement de langues différentes dans ce pays. Nous avons ressenti un réel sentiment d’apaisement là bas, personne ne courrait, personne n’était pressé ou énervé, nous avons pourtant visité de grandes villes à l’heure de pointe, mais toutes nous ont semblé très zens et calmes.

Nous avons vraiment bien fait de nous attarder en Suisse ! J’espère vous avoir donné envie de visiter ce pays, il le mérite vraiment (prévoyez juste un bon budget avant d’y aller).

La Suisse, côté montagnes

C’est la partie de ce pays qu’on avait le plus hâte de découvrir, mais on était loin de s’imaginer que ce serait si beau ! Les montagnes Suisses sont incroyables. Chaque jour était plus beau que le précédent, chaque randonnée plus époustouflante que celle de la veille. Nous n’avons vu qu’une infime partie de tous les beaux paysages que ce pays a à offrir mais on se sent tout de même très chanceux !

Nous avons décidé de nous installer dans un camping au sein du joli village de Lauterbrunnen pendant quelques jours. Nous sommes resté là bas quatre jours et trois nuits, le temps de visiter le village et ses alentours. Sa petite église et ses fameuses chutes d’eau nous avaient déjà impressionnés dès le premier jour :

Les chutes de Trummelbach sont extrêmement bruyantes, mais quelle folie ces cascades souterraines. Il y avait dix points de vue en tout, plus on grimpait plus nous étions proches de l’eau. On a vite compris pourquoi les gens qu’on croisait avaient tous des imperméables (nous, nous étions en petits pulls…). Les chutes s’écoulent d’une telle force, il ne vaut mieux pas essayer de toucher l’eau. Les chutes de Staubbach que nous avons visité ensuite sont beaucoup plus calmes. La montée pour y accéder est plus douce, moins bruyante mais reste très glissante. On s’est encore fait avoir, on est redescendu trempés, mais ça valait le coup !

Le deuxième jour nous avons pris le fameux train à crémaillère à Wilderswil pour grimper jusqu’à la gare de Schynige Platte d’où partait notre randonnée :

Pas besoin de commencer à marcher pour avoir un panorama magnifique, rien que la montée en train vous en met plein les yeux. La vue sur les lacs vous force à vous lever et à regarder par la fenêtre, impossible de rester assis pendant ces cinquante minutes d’ascension. Arrivé à la gare en haut de la montagne, on a le droit à un petit concert avec des musiciens en habits traditionnels (et avec des instruments de musique dont je ne saurais vous dire le nom tellement ils étaient étranges). Une fois le spectacle terminé on a traversé un joli jardin alpin pour rejoindre le début de notre randonnée (c’est la rando d’Oberberghorn si quelqu’un veut la faire un jour), et là, surprise, les vaches sont de la partie, beaucoup de vaches ! Elles ont l’habitude de voir du monde, ça se voit, elles nous suivent et viennent vers nous très facilement, tandis que nous nous sauvons dès que l’une d’entre elles se trouve à moins de dix mètres. Mais elles sont si belles, impossible de ne pas les photographier. Quand les vaches nous ont enfin laissé passer, nous avons réussi à grimper jusqu’au sommet de la montagne, et là, une vue de folie. Les lacs de Thoune et de Brienz sont tellement beaux, mais alors vu d’en haut, c’est encore plus fou. Le retour a été très silencieux, on a presque tous dormi dans le train.

Le troisième jour nous avons passé la matinée dans un canyon (ancien glacier) à Grindelwald. Il y avait un grand filet au dessus de l’eau, comme une toile d’araignée géante. On n’était pas obligé de grimper dessus mais c’était beaucoup trop tentant pour Callie. Elle était bien plus à l’aise que nous là dessus. C’était une bonne expérience, un peu moins impressionnant que les chutes de Trummelbach forcément mais c’était quand même une jolie balade.

L’après midi nous avons opté pour le télécabine. Nous avons pris celui en direction du mont First, encore une fois la vue de la haut était sublime ! Dès l’arrivée du télécabine on nous propose d’aller sur le First Cliff Walk, une passerelle suspendue sur le flanc montagne qui nous emmène assez rapidement sur une plateforme avec un sol en verre au dessus du vide. De nombreux adultes ont fait demi tour, le vertige ne se commande pas, mais ça n’a pas effrayé Callie qui voulait absolument prendre une photo tout au bout de la passerelle. Je vous avoue que ça m’arrange qu’elle soit si téméraire, mon mari n’aime pas vraiment la hauteur (il nous suit pour nous prendre en photo, mais c’est vraiment pour nous faire plaisir, il ne regarde pas en bas !), Callie devient donc mon alliée des balades proches du vide !

Après les sensations fortes, nous nous rendons compte que la dernière descente en télécabine est à 17h30. Il était déjà 16h00, nous voulions aller au lac de Bachalp qui est à quasiment une heure de marche du Cliff Walk, deux heures donc pour l’aller-retour… On avait plus le temps mais impossible pour moi de louper ce lac ! On a tenté le coup, on a marché vite, très vite pour le faire en une heure trente au lieu de deux, et on a réussi ! Le problème c’est qu’on a tellement couru, tellement souffert dans les montées (on a porté Callie à tour de rôle, elle marche bien assez comme ça, la pauvre n’en pouvait plus) que quand on est enfin arrivés au lac on a été déçu. On s’est dit « tout ça pour ça ? ». On avait vu des magnifiques photos des montagnes enneigées qui se reflétaient dans le lac, mais devant nous il n’y avait qu’une étendue d’eau banale avec des montagnes vertes et de la brume. Avec du recul, en regardant nos photos et nos vidéos prisent là bas, on s’est rendu compte que c’était quand même un très joli endroit. La fatigue de la randonnée en courant et le stress de louper le dernier départ du télécabine ont un peu gâché notre moment, c’est entièrement de notre faute, on fera un peu plus attention aux horaires désormais.

Le quatrième jour dans les montagnes a été le plus beau. Nous sommes allé tout en haut de la montagne Schiltorn sur l’un des sommets des Alpes Bernoises. Pour être honnête, cette activité a été la plus chère de toutes, vraiment on a hésité à la faire, mais ça avait l’air dingue et on a la chance d’avoir un budget confortable alors on a sauté le pas. Absolument aucun regret ! Nous avons pris quatre télécabines. Nous avons commencé par le palier le plus haut, la terrasse panoramique. Quelle vue ! Quel calme ! Quelle tranquillité ! À couper le souffle. Après être resté un long moment sur notre petit nuage nous sommes redescendu (toujours en télécabine) au deuxième palier. Une marche le long des parois de la montagne est proposée ici aussi, nous avons évidemment foncé. Petite surprise au bout de ce Thrill Walk, il y a la possibilité de marcher sur une grille au dessus du vide en se tenant à des câbles. Pas besoin de vous décrire le comportement de Callie, vous vous doutez bien qu’elle l’a fait, refait et re refait ! Le sol s’est ensuite transformé en plaque de verre, c’était encore une fois magnifique. En sortant du Thrill Walk il y avait une grande plateforme face à la montagne qui nous offrait une vue époustouflante, on a décidé de pique-niquer là, au dessus du vide, au milieu des montagnes. C’était tellement beau que j’ai appelé mes parents en facetime pour partager notre bonheur (et la vue) avec eux.

On a fini la journée par la visite des villages de Mürren et de Gimmelwald (au troisième et au quatrième paliers), deux villages sans voitures. La température ici est tellement agréable qu’on a choisi de descendre à pieds et plus en télécabine. Une longue marche entre superbes villages et nature, un silence apaisant, uniquement le son des cloches des vaches (toujours présentes peu importe où nous nous trouvons en Suisse), cette balade nous a définitivement fait tomber amoureux de ce pays. Il nous reste quelques étapes avant de quitter la Suisse, mais nous savons déjà que nous reviendrons ici pour explorer les régions par lesquelles nous ne sommes pas passer (comme le Valais par exemple). La Suisse est clairement une très belle surprise pour nous !

La Suisse, côté villes

Quand nous avons décidé de commencer notre tour d’Europe par la Suisse, c’était uniquement dans le but de rejoindre l’Autriche. Et puis je me suis renseigné un peu plus sur ce pays, quitte à le traverser autant le faire correctement. Nous sommes donc parti avec l’idée de passer un peu plus de temps que prévu en Suisse et nous ne le regrettons pas !

Nous avons commencé par Genève :

Cette ville on en a tellement entendu parler, en bien comme en mal, il fallait qu’on se fasse notre propre idée. Première impression : Genève est tellement propre ! L’eau du lac Léman est magnifique, pas un papier par terre, toutes les toilettes publiques sont d’une propreté incroyable et il y a même des distributeurs de serviettes hygiéniques (gratuites) ! Toutes les personnes que l’on a croisées ont été très sympa. Nous avons eu la belle surprise de voir que les chiens étaient acceptés partout, dans tous les parcs et les jardins, et même dans les grandes roues. Tout est si bien entretenu, pas un brin d’herbe qui dépasse, c’est impressionnant. Il y a des pistes cyclables partout, on a vraiment fait toute la ville en vélo.

Alors oui Genève c’est cher… Les prix ne sont pas affichés en plus donc pas simple de trouver le restaurant le plus abordable, de toute façon je crois qu’il n’y en a pas. Mais les salaires sont plus élevés là bas alors finalement le niveau de vie doit être égal à celui de la France, je pense donc qu’il ne faut pas juger la Suisse la dessus. En tout cas, le prix élevé de notre journée ne nous a pas empêché d’apprécier la ville !

Lausanne ensuite :

Nous avons commencé notre journée à Lutry, une petite ville à une quinzaine de minutes de Lausanne où nous avons pu faire du paddle sur le lac Léman. Un moment qu’on a beaucoup apprécié.

Puis nous avons passé notre après midi au centre ville de Lausanne. Plus petite que Genève, cette ville nous a encore plus plu, surtout la partie médiévale. Callie a beaucoup apprécié le spectacle de l’horloge sur la place de la Palud (il se joue à chaque heure), moi j’ai préféré la jolie promenade des quais d’Ouchy et des quais de Belgique. Malgré le fait que toute la ville soit en pente et que nous n’ayons pas de vélos électriques (nous avons donc perdu des litres de sueurs en pédalant c’était très glamour), nous avons beaucoup aimé passer notre après-midi là bas. Les prix sont les mêmes qu’à Genève, c’est une généralité en Suisse, il faut s’y faire c’est tout.

Nous avons fini notre petit tour des villes par Berne :

La plus petite mais la plus jolie des trois, enfin selon nous. A peine garé on avait déjà une superbe vue sur la ville !

Complètement fans des ruelles en pavés, de tous les bâtiments et de leur devantures et du jardin des roses. La gentillesse des Suisses nous a encore touché. Nous étions entrain de manger sur des marches (vous l’aurez compris, on évite les restos ici) quand une dame s’est arrêté pour donner à manger à Heden (notre chien), elle en a profité pour nous indiquer où étaient les parcs de jeux pour Callie et nous dire comme elle la trouvait jolie. Heureusement pour nous, elle parlait français, parce que j’ai oublié de vous dire que dans ce pays, on parle toutes les langues ! A Berne c’est plutôt l’allemand, enfin je crois, je n’en parle pas un mot ! Nous avons passer la fin d’après midi au Gurten Parc Pré Vert, un parc dans les montagnes, on y accède grâce à un funiculaire. Nous avons pu faire de la luge d’été, du petit train et plein d’autres activités pour enfant, de quoi bien épuiser Callie qui ne se lasse pas de toutes les découvertes qu’elle fait. D’ailleurs est ce que j’ai parlé du fait qu’elle ne paye rien en Suisse ? Ce n’est pas une habitude pour nous les Français, mais ici pour les enfants jusqu’à 6 ans (voir 8 ans parfois) tout est gratuit ! TOUT ! De la grande roue à la luge d’été en passant par tous les transports en commun, même les funiculaires ! C’est vraiment très appréciable.

Nous sommes sur la route depuis presque une semaine, la sensation de vacances est encore bien présente. Nous n’avons pour le moment connu aucune galère, il est sûrement trop tôt pour ça, mais j’ai remarqué que sur les réseaux ou par message, on nous demandait très souvent comment nous allions. Encore dans l’euphorie des débuts, nous allons très bien et sommes très heureux, mais je ne manquerai pas de vous raconter les mauvais côtés du voyage (s’il y en a), les passages compliqués, les doutes et les coups de blues. D’ailleurs Callie a eu son premier petit coup de blues hier en appelant ses grands parents en facetime. Ça n’a pas duré longtemps, mais elle a eu du mal à exprimer sa tristesse parce que comme elle nous le répète chaque jour, elle est « trop contente » de faire ce voyage. Un peu dur de comprendre l’ambivalence des sentiments quand on a cinq ans.

Weekend en France avant de parcourir l’Europe

Ces trois derniers jours, nous avons eu la chance d’être invitées par Ethic Etapes Le cart à Sommières. L’occasion pour nous de visiter une ville qui se trouve à seulement une demi-heure de chez nous mais où nous n’avions jamais pris le temps de nous arrêter.

Le Centre International de Séjours Ethic Etapes Le cart n’est ni un hôtel, ni une auberge de jeunesse, c’est un lieu d’accueil « comme à la maison » qui fait parti du réseau ETHIC ETAPES. Il y a des centres un peu partout en France. Ils accueillent souvent des groupes, des séminaires, des voyages scolaire, mais aussi des voyageurs (en famille, entre amis ou même seul) venant de tous les pays. C’est un lieu d’échanges et de partage engagé pour un tourisme durable.

L’Ethic Etapes de Sommières est particulièrement bien situé, en plein centre, juste devant la porte d’entrée de la vieille ville. C’est une demeure du 18ème siècle qui a été en partie rénovée. Ne vous attendez pas à des chambres de luxe avec des lits king size, ici on mise sur la simplicité. Le but de cet endroit (contrairement à un hôtel) ce n’est pas de gagner de l’argent mais de partager une expérience. Nous étions logées dans une chambre quadruple, avec deux lits en bas, deux lits en mezzanine, une salle de bain privée et un balcon. La chambre était agréable (très bonne literie !), même si selon moi elle manquait de penderie ou au moins de portants (il y a beaucoup d’étagères mais j’aurai aimé accrocher ma serviette de bain ou une robe par exemple). Il y a aussi des parties communes, un grand jardin, un babyfoot, des table de ping-pong, une belle piscine.

Le centre a aussi son propre cuisinier. Nous avons pu tester la formule demi-pension (petit déjeuner et dîner) et nous n’avons pas été déçues. Mention spéciale pour les verrines de betteraves et la truite aux amandes ! Je tiens également à souligner que tous les membres du personnel sont d’une gentillesse incroyable, et ça c’est plus qu’appréciable.

Ethic Etapes Le cart vous offre l’apéritif si vous réservez 2 nuits minimums (offre valable même pour 1 seul participant, et jusqu’au 31 décembre 2022) grâce au code LECART. Ce code doit être donné par mail lors de la demande de réservation. Attention, pas d’arrivée le dimanche.

Pendant ce séjour à Sommières nous avons également été invité au Roc de Massereau, le parc aventures de Sommières. Accrobranche, paddle, tyrolienne géante, cabane et trampoline, tout est génial ! L’endroit parfait pour passer une belle journée en famille. Une équipe au top, de superbes parcours, des explications claires et précises. Le parc est tellement grand que même si il y a beaucoup de monde on ne le ressens pas du tout, il n’y a aucun attroupement, pas d’attente pour monter dans les arbres ou faire du paddle, tout est bien pensé.

Le Roc de Massereau vous propose le tarif de groupe le plus avantageux ainsi qu’un parcours sensation offert (avec méga tyrolienne de 200 mètres) grâce au code ROC DE MASSEREAU (valable jusque fin Octobre 2022). Vous pouvez réserver sur leur site internet.

Pour finir ce séjour en beauté, nous avons passé la matinée avec Sébastien de Sport Attitude Sommières, dans le jardin du centre Ethic Etapes Le cart. Un très bon moment, nous avons fait un peu d’éveil corporel, puis une initiation à la slackline et pour finir de la sarbacane. Le genre d’activité qu’on ne teste pas tous les jours mais que nous avons beaucoup aimé. Sébastien est très pédagogue, il a été vraiment super avec Callie. Trop impliquée dans l’activité, je n’ai pas eu le temps de prendre de jolies photos, il faudra se contenter des photos de mon téléphone.

Sport Attitude Sommières vous offre 1 cours pour l’achat d’un abonnement sportif de 10 séances (coaching personnel, initiation paddle, cours de roller, marche nordique…), ainsi que 25% de réduction sur une prestation anniversaire de 2h (ninjaline, course d’orientation, escape game…) avec le code Sport Attitude+ (ce code promo n’a pas de limite dans le temps).

En bref, nous avons bien profité de ce weekend. Ravies d’avoir découvert le centre Ethic Etapes Le Cart et la ville de Sommières. Les activités prévues étaient très sympas, et adaptées à tous les âges (je suis partie avec ma mère et ma fille, trois générations à contenter ce n’est pas toujours facile). Je ne peux que vous recommander tous les endroits où nous sommes allées et tous les prestataires que nous avons la chance de croiser.

Avant le départ

Le départ approche, nous partons dans moins de trois mois ! Nous nous préparons depuis le mois de septembre mais certaines choses ne peuvent pas être faites trop longtemps à l’avance, il en reste donc encore à faire.

Je reçois beaucoup de questions sur Instagram concernant cette préparation, j’ai donc décidé de vous faire une liste de ce que nous faisons depuis quelques mois et de ce qu’il nous reste à faire. Nous n’avons pas pris de liste sur un blog ou dans un livre, cette liste est la nôtre, ce sont simplement nos choix, ce ne sont pas des choses obligatoires à faire avant de partir, chacun est libre de préparer son voyage comme il le souhaite.

Voici comment nous nous y sommes pris :

1 / Nous avons prévenu nos proches (ce n’était pas une partie de plaisir…)

2/ Nous avons acheté le camping car (article Le choix du Camping-car)

3/ Nous avons prévenu nos patrons. Demande d’année sabbatique pour mon mari, démission pour moi. Il faut savoir que pour poser une année sabbatique il faut avoir au minimum 3 ans d’ancienneté dans la société et avoir au moins 6 ans d’activité professionnelle à son actif. Nous avons le droit de poser 11 mois maximum, c’est ce que mon mari a fait. Il a eu de la chance, ça a été accepté. La société dans laquelle vous travaillez à bien sûr le droit de refuser.

4/ Nous avons fait notre itinéraire (articles Itinéraire Partie 1 et Itinéraire Partie 2) . Nous avons acheté de nombreuses cartes et des livres sur l’Europe. Nous avons aussi fait un classeur des destinations dans lequel pour chaque pays nous avons noté la monnaie qu’ils utilisent, les règles de circulation, les règles pour les camping-cars ainsi que les lieux, les monuments ou encore les randonnées à ne pas louper.

5/ Nous avons vendu notre appartement (mais nous restons dedans jusqu’à fin Juillet) et nous avons trouvé un garde meuble (bon çà c’était facile, ma sœur a un appartement de fonction vide, nos meubles iront donc là-bas pendant notre année à l’étranger)

6/ Nous avons envoyé un dossier de demande de déscolarisation à la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale). Depuis cette année, il faut obligatoirement demander l’autorisation si l’on veut utiliser l’instruction en famille comme méthode d’apprentissage pour notre enfant… Je ne donnerai pas mon avis là-dessus… Nous devions le faire, nous l’avons fait. Plus de deux mois plus tard, nous avons reçu un courrier pour nous informer que notre demande était refusée pour la France mais que comme nous partions à l’étranger, nous devions nous soumettre aux lois des pays que nous allions traverser. Autrement dit, l’éducation nationale française ne nous fera aucun contrôle et n’a pas son mot à dire puisque notre fille ne sera plus en France. Les autres pays n’en auront rien à faire de l’éducation de Callie puisqu’on y restera jamais plus d’un mois. En bref, si vous souhaitez faire un tour d’Europe ou un tour du monde, la déscolarisation de votre (vos) enfant(s) ne sera pas un problème.

7/ Nous avons fait beaucoup d’achat pour notre maison sur roue : GPS Europe spécial camping-car (il nous indique les routes selon le gabarit de notre véhicule), couvertures et couettes ultra-chaudes pour la Scandinavie, vaisselle incassable, beaucoup d’objets du quotidien pliables ou démontables pour pouvoir tout ranger dans très peu de place, des tas de cahiers d’exercices et de livre pour faire l’école à la maison à Callie, tous les produits de cuisine et de salle de bain réutilisable que l’on a pu trouver pour ne pas avoir trop de déchets, bref on a essayé de penser à tout, mais je sais qu’il nous manquera forcément quelque chose et qu’on s’en rendra compte une fois partie.

8/ Nous avons pris rendez-vous pour chaque membre de la famille chez le dentiste, l’ophtalmo et le médecin généraliste. Nous préférons partir en étant sûr d’être en très bonne santé. Notre médecin est au courant de notre projet et nous fera une grosse ordonnance avant notre départ afin que nous puissions partir avec un stock de médicament de base.

9/ Nous commençons tout juste à nous occuper des papiers. Nous avons commandé nos cartes européennes d’assurance maladie, nous avons fait une demande de permis internationale (au cas où nous quitterions l’Europe à un moment, on ne sait jamais), nous avons pris rendez-vous chez le vétérinaire pour que notre chien fasse ses vaccins et son passeport européen juste avant de partir, nous avons demandé à l’école de Callie de la radier des listes de l’année prochaine (très important si nous voulons réinscrire Callie dans une autre école quand nous reviendrons).

10/ Nous avons installé les applications dont nous aurons besoin : Wifi Map, Park 4 Night, My GPL.eu, Tripadvisor ect…

11/ Il faut encore que nous fassions notre changement d’adresse, nous allons garder une adresse en France (chez mes parents), que l’on récupère le camping-car et qu’on l’aménage (nous avons demandé au concessionnaire de le garder jusqu’au 9 juillet), que nous changions nos cartes bancaires (nous voulons des CB sans aucuns frais à l’étranger et avec une assurance beaucoup plus élevé que celle que nous avons actuellement), que nous arrêtions tous nos abonnements, et que l’on se décide enfin sur l’assurance voyage que nous allons prendre (d’ailleurs si vous avez des conseils ou des retours d’expérience, n’hésitez pas !).

Une année à l’étranger en camping-car ça s’organise, mais ce n’est pas insurmontable, loin de là. Je ne sais pas si tout ce que nous faisons est bien utile ou si nous oublions des choses importantes, tout ce que je sais c’est qu’on se débrouille comme on peut et qu’on se sent hyper prêts. Si vous avez des suggestions ou des questions, nous les recevrons et/ou y répondrons avec plaisir !

Itinéraire Partie 2

J’ai mis plus de temps que prévu mais j’ai enfin terminé la deuxième partie de l’itinéraire. J’ai dû faire quelques changements. Nous devions aller en Russie, passer par Saint-Pétersbourg en partant d’Helsinki pour rejoindre l’Estonie, finalement nous prendrons sûrement le bateau. Cette partie du voyage est prévue pour 2023, nous verrons comment les choses évoluent d’ici là…

Pour cette deuxième partie nous repartirons donc en Janvier, après les fêtes. Nous commencerons par la Belgique, puis les Pays-Bas, ensuite le Nord de l’Allemagne et le Danemark. Nous irons bien sûr en Suède, en Norvège et en Finlande (ma partie préférée du voyage, contrairement à mon mari le sudiste qui a peur de perdre ses doigts là bas), et nous redescendrons par l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Puis direction la Pologne, la République Tchèque, le sud de l’Allemagne et enfin le Luxembourg.

En revenant en France nous passerons par Strasbourg et Colmar pour redescendre dans le sud, elles font partie des villes de France que nous n’avons jamais visité mais qui ont l’air tellement belles. Nous ne savons pas en combien de temps nous allons faire cette deuxième partie du voyage. Il faut qu’on soit rentré mi juillet à Montpellier. Nous avons donc six mois et demi pour faire cet itinéraire. Si nous le faisons en moins de six mois nous irons en Espagne et au Portugal au mois de Juin, mais comme je l’ai déjà dit nous ne voulons pas nous presser, alors nous verrons. On aime beaucoup ces deux pays mais ils sont tout près de chez nous, on pourra y aller hors tour d’Europe, on y est déjà allé plusieurs fois d’ailleurs.

Voilà, plus qu’à compter les mois maintenant : M – 5 !

Itinéraire Partie 1

La première fois qu’on a parlé à Callie de notre idée de partir pendant un an en camping car, elle était surexcitée. Elle adore les voyages, les randonnées, les balades, elle veut tout le temps sortir, découvrir, visiter, alors un an sur les routes forcément ça ne pouvait que lui plaire. Et puis d’un coup elle s’est mise à pleurer. Elle venait de se rendre compte qu’elle ne verrait plus nos proches pendant un an. Pour nous qui avons l’habitude de nous voir toutes les semaines, c’est vrai que c’est un sacré changement. Alors on a réfléchi, on en a parlé, et on a décidé de revenir en France pour Noël. Nous allons donc faire ce tour d’Europe en deux parties.

Nous partons fin août (le 22 août normalement pour être exact). Nous avons donc quatre mois pour faire notre première boucle. Quatre mois durant lesquels nous avons envie de prendre notre temps. Pas d’horaires à respecter, pas de temps limité dans telle ou telle ville. Le but c’est de prendre le temps de vivre. Nous ne pourrons donc pas aller partout, il y a des parties de l’Europe que nous n’explorerons pas du tout (comme le Royaume-Uni par exemple) mais le camping car est à nous, nous ne comptons pas le revendre en rentrant, nous repartirons pendant nos vacances découvrir les villes où nous ne serons pas passés.

Voici donc l’itinéraire que nous allons essayer de suivre les quatre premiers mois. Les détours et les imprévus seront plus que les bienvenues. Je referai un itinéraire exact de notre voyage lorsque nous rentrerons, et je le comparerai à ce que nous avions prévu au départ, ça risque d’être bien différent !

Nous partirons de Montpellier en direction de la Suisse. Nous poursuivrons par l’Autriche, la Hongrie, la Slovénie, la Croatie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine, la Grèce et nous prendrons le bateau pour revenir en France par l’Italie, le pays préféré de Callie (en tout cas pour l’instant). Nous allons essayer de ne pas repasser dans les villes que nous avons déjà visité, la seule exception sera Rome, parce que c’était l’un de nos premiers voyages en amoureux il y a dix ans, et on a très envie d’y retourner avec notre fille (et notre chien, on n’oublie pas Heden évidemment).

J’avais très envie d’aller en Bulgarie, au moins à Sofia. Nous verrons si nous avons le temps de faire ce gros détour. Pour Venise c’est pareil, je l’ai mis sur l’itinéraire mais si nous avons trop trainé sur la route, nous n’irons pas, nous y retournerons une prochaine fois. Nous sommes conscients que nous ne pourrons pas découvrir toute l’Europe en un an, c’est beaucoup trop court. Le plus important pour nous c’est vraiment de profiter en famille, loin des contraintes de la vie quotidienne, pas de faire la course à celui qui aura vu le plus de choses.

Pour information, cet itinéraire a été fait sur le site suivant : https://planificateur.a-contresens.net

Je vais m’occuper de la deuxième partie du voyage maintenant, celle que j’attends le plus, la Scandinavie ! Tellement hâte de commencer ce road trip.

Le choix du Camping-car

Après avoir pris la décision de partir, la première chose qu’on a faite c’est aller voir le concessionnaire de camping-car qui se trouve juste en face de chez nous. On y allait vraiment juste pour en visiter quelques uns, voir quel style on aimait et surtout demander au vendeur à quelle période il faudrait acheter le camping-car pour un départ en août 2022.

On a vite déchanté une fois sur place… Plus aucun camping-car disponible, presque aucun à visiter, le vendeur nous explique que si on veut un camping-car neuf il faut le commander immédiatement pour l’avoir dans neuf ou dix mois. On ne s’attendait pas à ça. On avait annoncé notre projet à personne encore, on ne savait même pas si on voulait un camping-car neuf ou d’occasion, on ne savait pas encore où on allait aller exactement mais il fallait qu’on se décide très vite.

On s’est rapidement mis au boulot. On s’est renseigné sur tous les blogs et les forums qu’on a pu trouver, on est allé acheter des livres sur les camping-cars et sur des roads-trips que d’autres voyageurs avaient déjà faits, on a consulté tous les sites de vente de camping-car d’occasion, on a annoncé la nouvelle à ma famille (mes pauvres parents, ils apprenaient à peine qu’on partait qu’il fallait déjà qu’ils nous aident à trouver un camping-car… sympa l’annonce), on est allé chez les concessionnaires près de chez nous, on ne faisait que ça de notre temps libre. Avec un seul jour de congé (le dimanche en plus, quand tout est fermé) et des horaires de folie la semaine, ça n’a pas été simple.

Mais c’est finalement aller assez vite, parce qu’un jour, à peine deux semaines plus tard, on est tombé sur LE camping-car. On l’a vu et on a su. On est monté dedans, et on s’est tout de suite senti bien à l’intérieur. C’était le petit dernier de la collection 2022, il n’en restait plus qu’un, comme s’il nous attendait. On a même pas pris le temps de rentrer chez nous pour réfléchir, on a décidé de l’acheter.

Il avait tout : un grand frigo, une douche et des toilettes séparées, cinq couchages, une vraie chambre qui ferme, des jolies finitions, beaucoup de rangements, une grande soute, tout ce qu’on voulait. Depuis la crise sanitaire, la vente de camping-car a explosé, ça ne s’arrête plus, on ne pouvait pas prendre le risque que quelqu’un d’autre l’achète.

Nous avons donc acheté le ROLLER TEAM KRONOS 265 TL série GO 2022 ! Du neuf donc, parce que c’était plus rassurant pour moi. Je sais qu’on peut aussi tomber en panne avec un camping-car neuf, mais le fait qu’il n’ait pas du tout de kilomètres moi ça me rassure, je me dis qu’on risque moins d’avoir des problèmes d’ordre mécaniques, croisons les doigts.

Il a des petits équipements en plus qu’on n’avait pas forcément demandés mais qui sont les bienvenues comme une caméra de recul, une petite télé, un panneau solaire sur le toit, des volets occultant et des moustiquaires à toutes les fenêtres, des cales roues et tout le kit de départ nécessaire.

Par contre, pour être prêt à aller dans tous les pays d’Europe il faut être un peu plus équipé que pour rester en France. Il a donc fallu qu’on achète en plus :

  • Un porte vélo (c’est utile aussi en France mais c’est à acheter en supplément)
  • Deux bouteilles de gaz GPL (si vous vous apprêtez à faire plusieurs pays hors de la France avec un camping-car, c’est vraiment important, ou alors il faut acheter tous les embouts pour toutes les sortes de bouteilles de gaz et payer la consigne des bouteilles dans chaque pays, ne pas oublier de rendre la bouteille avant de sortir du pays… Bref, le GPL c’est un budget à la base, l’installation n’est pas donnée mais on se retrouve vraiment gagnant finalement)
  • Un tuyau pour l’eau et tous les embouts qui vont avec (oui oui ils sont aussi différents dans les autres pays, tout ça je ne le savais pas)
  • Un détecteur de gaz, au cas où un jour il y ait une fuite
  • Des sécurités pour chaque serrure, chaque porte, même la soute
  • Un convertisseur 12V / 230V (Attention ces convertisseurs ne se branchent pas directement à l’allume cigare, il faut relier le fil rouge et le fil noir directement à la batterie du camping-car. Perso je n’y comprends rien, je vous répète juste ce qu’on m’a dit)
  • Des chaines pour les roues
  • Une table et des chaises pour l’extérieur (évidemment utile en France aussi mais à acheter en plus)
  • Un GPS Europe (pour que notre forfait internet ne soit pas englouti par Waze)

Je dois sûrement oublier des choses mais le principal est là.

Pour résumer, j’ai envie de vous dire : ne faites pas comme nous ! Renseignez-vous un peu plus que nous avant d’acheter votre maison sur roues, ne vous précipitez pas comme nous l’avons fait car nous manquions de temps. Préparez votre voyage plus d’un an à l’avance (si vous partez longtemps bien sûr pas si vous partez pour deux semaines de vacances). On ne regrette pas du tout d’avoir acheté ce camping-car là mais je vous avoue qu’on ne s’attendait pas à autant de frais derrière, et puis l’histoire du GPL et des embouts/adaptateurs, on n’était pas hyper informé. Mais on est comme ça nous, on fait toujours tout à la va vite et on fonce, mais on s’en sort toujours.

Voici quelques photos de notre futur chez nous :

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer